L’utilisation du drone pour mine et carrière

Hélicéo apparaît dans le dossier « A view from the air » de l’édition d’Avril 2018 du magazine Mining Magazine.

 

L’évolution des UAVs dans l’industrie minière

Le développement du drone pour mine et carrière a considérablement influencé le vaste monde de la géomatique. Depuis quelques années, il s’utilise de plus en plus dans l’industrie minière. En effet, il représente un réel retour sur investissement comparé aux méthodes traditionnelles. Tout d’abord, le drone pour mine et carrière apporte un gain de productivité. Il est dix fois plus rapide que la méthode traditionnelle. Ensuite, il permet une précision de l’ordre de 2 cm et garantit la sécurité des opérateurs. Ces derniers n’ont plus à monter sur les stocks de granulats ou s’approcher des bords des falaises dans les mines. Il y a donc trois gains majeurs sur le monde des carrières qui expliquent la popularité des UAVs : la productivité exceptionnelle, la précision et la sécurité des opérateurs.

drone pour mine et carrière Le drone avion FoxyPro testé à 4000 m d’altitude au Pérou par l’équipe Hélicéo.

 

Les capacités du drone pour mine et carrière

Depuis sa création, Hélicéo a pu réaliser plusieurs milliers de vols, notamment en France et aujourd’hui sur le continent américain. La large gamme de produits proposée par la société permet de couvrir des dimensions de surfaces très variées.
Tout d’abord, il y a diverses possibilités. Globalement, on distingue trois tailles de sites miniers en Europe : petite (moins de 10 hectares), moyenne (entre 10 et 50 hectares) et grande (entre 100 et 500 hectares). Sur cette zone, les clients d’Hélicéo sont donc sollicités pour effectuer des mesures de stock. Pour ce type de mission, les drones multirotors sont particulièrement appréciés.

En revanche, l’entreprise agit également dans des carrières bien plus grandes, notamment en Amérique du Sud (jusqu’à 13000 hectares). Cela nécessite un drone volant plus rapidement et avec plus d’autonomie. C’est donc l’avantage de l’avion à décollage vertical qui permet de scanner en un seul vol 300 ha. Les contraintes sont donc différentes puisqu’elles sont liées au relief des pays du continent qui implique de voler aux altitudes des carrières comprises entre 3500 et 5000 m. Les appareils Hélicéo peuvent donc voler à ces altitudes grâce à une motorisation adaptée à un air moins dense.
Enfin, l’atterrissage est actuellement un réel problème dans les carrières. Effectivement, l’environnement est très minéral ce qui interdit un atterrissage classique avion et qui implique obligatoirement un atterrissage vertical.

L’avenir de l’exploitation minière

L’innovation relative aux UAVS avance très rapidement. Très attentive au développement de l’énergie embarquée qui deviendra solaire et des batteries à hydrogène, la société souhaite repousser les limites de l’autonomie de ses produits. Son pôle R&D est très actif et travaille toujours sur de nouveaux projets. L’entreprise vient juste de lancer son drone SuperFox6 LiDAR qui apporte un avantage très important aux opérateurs dans le milieu minéral. En effet, la lasergrammétrie permet d’améliorer la précision et de supprimer la longueur des post-traitements de la photogrammétrie qui prenaient jusqu’à présent plusieurs jours.

La réglementation du drone professionnel

Depuis 2012, le droit français réglemente très fortement l’usage du drone. Un périmètre de sécurité réglementaire doit être établi lors d’un vol de drone pour la sécurité des civils et les pilotes doivent acquérir un Brevet Théorique ULM. Les Etats-Unis appliquent approximativement les mêmes règles mais laissent tout de même plus de libertés sur la nature des vols. L’une des principales règles adoptée concerne la ligne de mire : le pilote doit pouvoir voir le drone à l’œil nu. Dans la globalité, on constate que de plus en plus de pays réglementent aujourd’hui l’utilisation des drones. L’ensemble des réglementations aériennes au niveau mondial par pays sont recensées sur le web.